img_separation Cycle thématique

Ma ville mon territoire <

du 2 octobre au 18 décembre 2005

programme détaillé

Dimanche 18 décembre

11h Séance présentée par Cyril Neyrat, rédacteur aux Cahiers du cinéma

LES HOMMES, LE DIMANCHE de Robert Siodmak Allemagne, 1929, 35mm, N&B, 74’ Avec : Brigitte Bochert, Christi Ehlers, Annie Schreyer… Cinq personnages jouent dans ce film les mêmes rôles qu’ils tiennent dans la vie : chauffeur de taxi, vendeuse de chaussures, vendeuse de disques, représentant en vins, figurant. Le film terminé, ils ont réintégré la foule anonyme dont ils étaient sortis. Parcelles infimes d’une grande cité, ils se détachent dans le pathétique décor de la ville. Vous les reconnaîtrez : ils sont simplement des hommes, des femmes.

14h Séance présentée par Emmanuel Burdeau, rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma

EN CONSTRUCCIÓN de José-Luis Guerín Espagne-France, 2000, Beta SP, couleur, 90’ (version courte production INA diffusée sur Arte, il existe une version longue de 125’) Tourné sur 18 mois au cours de la construction d’un immeuble au cœur du Barrio Chino de Barcelone, le film raconte la mutation sociale et la disparition d’une culture. Il met en scène les divers corps de métiers du bâtiment et quelques personnages typiques de cet ancien quartier en voie de réhabilitation : un vieux marin, une jeune prostituée, un contremaître, un travailleur immigré, un jeune apprenti…

18h

INSOMNIAC CITY (première partie) de Ran Slavin (INEDIT) Israël, 2004-2005, Beta SP, couleur, 25’ A l’aide d’interventions digitales sur le réel, ce film expérimental explore les espaces physiques et mentaux de l’actuelle ville de Tel Aviv, oscillant entre réalité consciente et hallucinations, entre documentaire et fiction. Insomniac City est un projet évolutif en plusieurs parties. Cette première partie a été sélectionnée à la Biennale internationale de l’Architecture de Venise en 2004.

suivi de

DAS GELB OHNE ZEBRA de Thomas Fuerharpter (INEDIT) Autriche, 2004, Beta SP, couleur, 24’ La ville s’exhibe sous toutes ses coutures : rues, immeubles, quais de métro. Mouvements ou immobilité, chaos et lignes géométriques, les formes s’opposent et se répètent, semblent penser toutes seules. Paysage connu, rendu plus lisible encore par la netteté des cadrages et du montage. Pourtant, le familier reste étrange. Trop près, englués dans la matière urbaine, nous voyons sans comprendre, incapables de nommer le trouble qui nous hante.

suivi de

CONTRE-CHANT d’Harun Farocki (INEDIT) Installation vidéo, Allemagne, 2005, Beta SP, couleur, 25’ “ Prolongement d’Images du monde, inscription de la guerre, projeté sur deux écrans, Contre-chant propose une nouvelle méditation sur le statut des images en construisant un dialogue entre des séquences extraites de L’Homme à la caméra de Dziga Vertov, des archives “ industrielles ” et des prises de vues des caméras de surveillance. Là où le cinéaste russe célébrait la photogénie d’un métabolisme, celui d’un corps urbain en mouvement, Farocki produit un contrechamp habité par un constat politique : c’est en accomplissant la promesse de Vertov d’une saisie ubiquiste du mouvement perpétuel de la vie à partir d’images “ sans regard ” que la société postindustrielle secrète les germes de son potentiel anéantissement. ” Emmanuel Chicon (L’Humanité – 24/08/05)

Séance suivie d’un débat animé par Simone Vannier en présence de Thomas Fuerharpter avec la participation de Jean-Michel Frodon, directeur de la rédaction des Cahiers du Cinéma et de Christa Blümlinger, enseignante, critique de cinéma, auteur de “Harun Farocki, stratégies critiques” Parachute N° 111- 2003, elle a également participé au livre d’Harun Farocki : “Reconnaitre et poursuivre”, Ed. TH. TY. 2002

20h30 Séance présentée par Charlotte Garson, rédactrice aux Cahiers du Cinéma

YANMO (MISE EN EAU) de Li Yifan et Yan Yü (INEDIT) Chine, 2004, Beta Num., couleur, 147’ “ Nos amis nous suggéraient de faire un film sur la beauté et l’atmosphère de Fengje, “ la ville des poètes ”. Certes, la poésie est la clé de notre travail et sera le thème du film… Mais une fois là-bas, nous n’étions plus très sûrs de savoir comment la poésie pourrait rendre compte de la douleur d’un vétéran, de la vie misérable des dockers traités comme des chiens. Tous n’avaient qu’une obsession : leur maison. Ce n’était de toute part que pauvreté et chômage, injustice sociale et droits civils oubliés. ” Li Yifan et Yan Yü

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